Bienvenue

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Quand la folie commence à vous emportez, arrêtez-vous de lire, elle ne vous lâchera plus. Découvrez un nouveau monde, celui d'une fille que certains qualifirons de "folle", d'autres de psychopate en herbe, et d'autres encore d'autre chose.
Je vous souhaite de passer un agréable moment dans le monde de la folie.

# Postato giovedì 05 novembre 2009 10:54

Je t'aime

Je t'aime
ォ   Ouvrir mes veines sera mon dernier je t'aime サ, un je t'aime à l'inconnu dont je rêve et qui rêve de moi en secret pensant que je n'existe pas. Ce qui m'y pousse ? Un merveilleux et terrible amour sensible et impuissant. Mon coeur bat pour lui, oui, mais qui ? Le sang qui coule dans mes veines est le sien, lui et moi ne faisons qu'un, il est mon corps, je suis sa côte...Je me viderai de mon sang pour lui et le tuerai peu à peu sans le vouloir ! Je sombrerai dans le noir et lui dans le désepoir. A chaque seconde je meurs un peu plus, mais jamais je ne vis ! Dans trois secondes je peux entailler mes veines et les laisser se vider, je peux aussi le faire demain mais pourquoi attendre ?
La mort nous provoque comme nous la provoquons, je désire la mort comme elle me refuse. Elle me fais souffrir mais pas autant que la vie qui me détruit à chaque seconde. A un moment la vie nous lâche alors que la mort ne s'y attend pas: nous ne faisons parti ni du monde des morts ni du monde des vivants. C'est là que nous sommes livrés à nous même: vivre ou mourir ? A nous de choisir. A savoir que la vie est une prison, la mort en est la délivrance. Je suis prisonnière de la vie, je veux la mort mais celle-ci me refuse. Mais au moins dans la mort je serai libre elle ne me forcera à rien. Ce qu'il y a après la mort ? Je ne le sais pas et je ne veux pas le savoir. C'est un mystère et un mystère est tellement beau ! Pourquoi le détruire ?
Chacun de mes souffles est perdu, il se noie dans le vide ... Comme je me noie dans mes larmes. Je ne sais comment dire qu'une larme bien souvent cache un mot et que chaque mot fait parti d'une phrase puis que cette phrase est simplement l'appelle de détresse du coeur, qui se noie depuis si longtemps dans une haine infinie.
Vivre c'est souffrir pour rien, heureusement que plus loin, bien plus loin il y a la mort qui est le réconfort attendu par tout le monde.
Une rencontre que j'aimerai ? Celle avec moi même, la moi même perdue dans ce vaste monde retenue par rien d'autre qu'un coeur qu'elle ne connaît pas et qu'elle risque de ne jamais connaître. Je ne sais pourquoi je respire, mais ce que je sais c'est que je respire le mal, qu'il entre en moi et n'en ressort pas, il me fait souffrir, mais il fait encore plus souffrir les autres.
ォ    Si tous ceux qui croient avoir raison, n'avaient pas tort, la vérité ne serait pas si loin サ, malheureusement elle est loin bien trop loin simplement pour l'espérer. Dans ce monde on croit au mensonge, c'est bien triste, même si la vérité n'est pas belle comme ça, interieurement elle est bien plus belle que le mensonge. Un mensonge empêche juste d'évoluer et tant que le mensonge existera nous n'avancerons pas. Le pire n'est pas de se mentir, mais de se croire, serte si l'on se ment on se détruit, la vie nous détruit, là est la preuve qu'elle nous ment.
ォ    Ouvrir mes veines sera mon dernier je t'aime サ, un je t'aime à l'inconnu dont je rêve et qui rêve de moi en secret pensant que je n'existe pas. Ce qui m'y pousse ? Un merveilleux et terrible amour sensible et impuissant. Mon coeur bat pour lui, oui, mais qui ? Le sang qui coule dans mes veines est le sien, lui et moi ne faisons qu'un, il est mon corps, je suis sa côte ... Je me viderai de mon sang pour lui et le tuerai peu à peu sans le vouloir ! Je sombrerai dans le noir et lui dans le désepoir. A chaque seconde je meurs un peu plus, mais jamais je ne vis ! Dans trois secondes je peux entailler mes veines et les laisser se vider, je peux aussi le faire demain mais pourquoi attendre ?











Un coeur incompris qui souffre en silence ...

# Postato giovedì 05 novembre 2009 10:58

Modificato giovedì 05 novembre 2009 13:20

Nocturne sanglante

Nocturne sanglante
Nocturne,
Seule dans tout ce noir,
Effrayée par moi-même,
Plus froide que tremblante,
Perdue au milieu de ce souffle glacé,
Silence terrifiant,
Présences angoissantes,
Je sens mon coeur battre,
Il ne peut plus se calmer,
Les idées se bousculent dans ma tête,
Dont celle-ci,
Elle est terrible est horrible,
Pire qu'elle il n'y a pas,
Mais je n'ai pas résisté,
Je n'ai pas même lutté,
Je l'ai executée,
J'ai pris une lame au hasard,
Et je l'ai passée sur ma gorge,
J'ai senti le sang, mon sang couler,
Puis je l'ai vu, plus sombre que mes pensées,
Plus noir que cette nuit,
Même Lucifère ne s'y serait pas retrouvé,
Mais moi, je l'ai trouvé Lucifère,
Il m'a attaché les poignets,
Et les chevilles de ces chaînes imbrisables,
Les chaînes de la mort,
Aux raisonnances déchirantes,
Il m'a attirée,
Et comme l'agneau naïf et innocent,
Je me suis jetée dans ses bras,
Il ne m'a pas laissée partir,
Il ne me laissera plus partir.

La prisonnière de ses pensées...





# Postato giovedì 05 novembre 2009 11:11

Peut-on désirer sans souffrir ?

Peut-on désirer sans souffrir ?
Le désir est l'acte de souhaiter passionnément quelqu'un ou quelque chose, de l'attendre le temps qu'il faut pour l'obtenir. S'en sentir loin pendant longtemps et le voir se rapprocher peu à peu. Dès fois le voir s'éloigner et se rapprocher, dans l'espoir de l'obtenir un jour sans plus le laisser filer. Parfois le désir n'aboutit pas, et on le laisse mourir, pour l'oublier jusqu'au prochain.
Désirer ne signifie pas souffrir en permanence. Quand on voit notre souhait s'approcher de nous, se réaliser peu à peu, ça ne peut que nous rendre heureux. Quand on se sens de plus en plus proche de ce que l'on désire, la joie et la légèreté entre en nous comme une explosion de lumière, cette lumière qui vient éclairer ce à quoi on ne pensait plus. Seulement ce qui se laissait désirer n'est pas encore acquis, et voilà qu'il repart, s'éloigne pour nous laisser dans la pénombre, comme une bougie s'éteint. Et c'est là que la souffrance arrive. C'est là que le désir s'amuse, il nous comble de joie, pour nous remplir le coeur de désespoir, les yeux de larmes, les muscles d'impuissance... C'est à ce moment-là que l'on aimerait ne plus désire. Hier encore on y croyait, aujourd'hui on n'y croit plu, et demain alors ?
Et bien demain, on est bien obligé d'y croire puisque ça se réalise. Ce que l'on pensait être au début à mille lieux de nous, est aujourd'hui devant nous, sans aucune explication. Cet instant précis est bien plus qu'une explosion de lumière! On pourrait même dire que c'est le soleil tout entier qui nous éclaire. Ce qui nous a rendu malade de la souffrance nous en libère. Sans médecin ? Mais alors qui est responsable de cette guérison soudaine, de ce désir réalisé ? Quand, comment, pourquoi ? Seule réponse à ces questions, il n'y a pas de réponse ! Ne pas en chercher, se contenter de se dire que l'on n'obtient rien sans passer par la déception avant.
En voilà un de réalisé, place au suivant, on repense, on se reréjouit, on ressouffre, on marine dans la mélancolie, et on ressourit. La vie n'est faite que de désirs entrecroisés, c'est pour cette raison que l'on souffre, mais aussi que l'on se réjouit.








Celle qui désire ne plus jamais souffrir...







# Postato giovedì 05 novembre 2009 11:20

Le désespoir est assis sur un banc

Le désespoir est assis sur un banc

Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costume gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer et presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez attrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.
Jacques Prévert.
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# Postato giovedì 05 novembre 2009 11:24